Une hausse de la criminalité est à craindre: les femmes, les migrants et les enfants vont faire les frais

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MONTRÉAL – Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) dresse un sombre pronostic sur la sécurité dans le monde.

Dans un rapport inédit dont le quotidien Le Devoir a obtenu copie, le Centre estime que la crise financière qui secoue la planète depuis 2007 risque d'engendrer une hausse de la criminalité dont les femmes, les migrants et les enfants vont faire les frais.

Le quotidien ajoute que plusieurs agences internationales, dont l'UNESCO, prévoient une augmentation des taux de mortalité infantile, une hausse du chômage et un accroissement généralisé du nombre de victimes de la pauvreté et de la faim chronique au cours des prochaines années.

Ce climat d'incertitude est l'héritage durable de la crise financière de 2007 et des nombreux soubresauts de l'économie mondiale.

Le quotidien précise cependant que le CIPC se montre prudent dans son rapport, étant donné que les taux de criminalité et de violence dépendent d'une multitude de facteurs.

L'organisme non gouvernemental, dont le siège social est à Montréal, prédit néanmoins que la récession mondiale accentuera les inégalités dont sont victimes les femmes, les travailleurs migrants et les jeunes.

«Ces groupes sont frappés plus durement par les licenciements, la fragilité de l'emploi et les difficultés à accéder à un marché de l'emploi plus compétitif», souligne le rapport, intitulé Prévention de la criminalité et sécurité quotidienne : tendances et perspectives.

L'UNICEF fait aussi ressortir l'impact de la récession sur la santé et le bien-être des enfants. «La crise, a prévenu l'organisme, risque de plonger des millions d'enfants de plus dans la pauvreté et d'exacerber les carences actuelles», a précisé le rapport du CIPC qui devrait être rendu public jeudi.

Source: www.canoe.ca

Décembre 18: Centre international de plaidoyer et de ressources sur les droits humains des travailleurs migrants.

Décembre 18 est une ONG dotée du statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies

Le soutien financier aux frais de fonctionnement vient de Inter Pares (Canada) et Oxfam-Novib (Pays-Bas).

D'autres bailleurs de fonds fournissent occasionnellement un appui pour des projets spécifiques. Vous pouvez nous aider en devenant bénévole ou en faisant un don en espèces.